Prévenir la grippe efficacement grâce à des gestes simples

Le jargon qui s’est développé autour du coronavirus ressemble parfois à une langue étrangère. Les sigles s’accumulent sans qu’on sache toujours ce qu’ils recouvrent. Au fil des jours, le vocabulaire s’enrichit : Mdb pour médecin généraliste, Pl pour pédiatre, et tant d’autres. Alors que la deuxième vague d’infection secoue encore les repères, il n’est pas inutile de remettre un peu d’ordre dans ces notions. Le ministère de la Santé a mis à disposition une série de questions-réponses pour mieux naviguer entre les termes, en commençant par une clarification : le virus et la maladie portent des noms et des abréviations distincts.

Qu’est-ce que le SARS-CoV-2 et le Covid-19 ? Le syndrome respiratoire aigu sévère Coronavirus-2 (SARS-CoV-2) désigne le nouveau coronavirus, une souche encore inconnue chez l’humain avant la fin de 2019. Covid-19, lui, c’est le nom de la maladie déclenchée par ce même virus. Deux appellations pour distinguer le microbe de ses conséquences sur l’organisme.

D’où viennent les coronavirus ? Ces virus circulent depuis longtemps parmi les animaux et, parfois, franchissent la barrière des espèces pour toucher l’humain. Les chauves-souris jouent souvent le rôle de réservoir naturel, mais elles ne sont pas les seules. Le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) est passé aux humains via les chameaux. Le SARS-CoV-1, responsable d’une épidémie en 2003, provenait quant à lui de la civette. La diversité des sources animales pose d’ailleurs de nombreux défis aux chercheurs.

Le nouveau coronavirus est-il le même que le SRAS ? La réponse est nette : non. Le SARS-CoV-2 appartient à la même famille que le virus du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), mais il ne s’agit pas du même agent infectieux. Les deux virus sont proches, mais leurs caractéristiques et leurs modes de propagation diffèrent.

Ressembler n’est pas être : la confusion entre Covid-19 et grippe saisonnière Les deux maladies partagent certains symptômes et se transmettent toutes deux d’une personne à l’autre. Mais la comparaison s’arrête là. D’après l’ECDC (Centre européen de prévention et de contrôle des maladies), chaque année, la grippe emporte entre 15 000 et 75 000 vies prématurées dans l’Union européenne, au Royaume-Uni, en Norvège, en Islande et au Liechtenstein. Cela représente environ une personne sur mille infectées. Le taux de mortalité reste donc relativement faible, mais le nombre de cas fait grimper le bilan. Covid-19, de son côté, se révèle plus contagieux que la grippe et, à ce jour, aucun vaccin ou traitement spécifique n’existe pour le combattre. Autre différence : personne ne dispose d’immunité préalable contre ce nouveau venu, ce qui expose la population mondiale dans son ensemble à l’infection.

Transmission : comment le coronavirus passe-t-il d’un individu à l’autre ? Certains coronavirus se transmettent bel et bien entre humains, majoritairement lors de contacts rapprochés, comme au sein d’une famille ou d’un établissement de soins. Le SARS-CoV-2, responsable du Covid-19, suit la même logique : il se diffuse par contact étroit avec une personne infectée, qu’elle ait été identifiée ou non.

Comment le SARS-CoV-2 se transmet-il ? La contamination s’effectue de plusieurs manières : directement entre personnes, indirectement via des objets ou des surfaces souillées, ou encore par le biais de gouttelettes issues des sécrétions buccales et nasales (salive, mucus, postillons).

Pour bien comprendre comment se propage le virus, il suffit d’observer les situations courantes : lorsqu’une personne malade tousse, éternue, parle ou chante, elle émet des gouttelettes qui peuvent contaminer son entourage. Si la distance entre deux personnes est inférieure à un mètre, le risque d’infection grimpe : les gouttelettes peuvent atteindre la bouche, le nez ou les yeux d’un tiers. Pour réduire ce risque, trois réflexes s’imposent : garder une distance d’au moins un mètre, se laver les mains régulièrement et porter un masque adapté. Mais ce n’est pas tout. Lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue, elle peut déposer des gouttelettes sur des objets ou des surfaces : tables, poignées de porte, rampes d’escalier. Un autre individu, en touchant ces surfaces, puis en portant la main à son visage (yeux, nez, bouche), s’expose à son tour. D’où l’utilité impérieuse de se laver les mains avec soin, à l’eau et au savon ou avec une solution hydroalcoolique, et de nettoyer fréquemment les surfaces de contact.

Transmission par aérosols : ce que l’on sait Certains actes médicaux génèrent des particules particulièrement fines, appelées « aérosols », susceptibles de flotter longtemps dans l’air. Quand ces procédures sont réalisées sur des patients porteurs du Covid-19, ces nuages microscopiques peuvent contenir du SARS-CoV-2. Si une autre personne s’expose sans protection adaptée, elle risque d’inhaler ces particules. Pour éviter cela, les professionnels de santé qui pratiquent ces soins doivent porter des équipements de protection spécifiques, notamment pour les voies respiratoires. Les visites devraient être interdites dans les zones où de telles interventions sont en cours. Ce protocole vise à limiter au maximum la diffusion aérienne du virus lors d’actes à risque.

Espaces clos : un terrain favorable à la transmission Des épidémies de Covid-19 ont été recensées dans divers lieux fermés : restaurants, discothèques, lieux de culte, espaces professionnels où l’on parle fort, chante ou crie. Dans ces configurations, la transmission par aérosols ne peut être totalement écartée, surtout si le contexte cumule promiscuité, ventilation insuffisante et durée d’exposition prolongée. Pour en savoir davantage, lisez l’article sur la recherche du Bambin Gesù di Roma. Les chercheurs continuent d’étudier ces épisodes pour comprendre leur impact sur la circulation du virus.

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