Des milliers de personnes traversent la vie sans jamais se douter qu’elles ont croisé la route de la rubéole. Ce virus, discret chez l’adulte comme chez l’enfant, peut pourtant provoquer des dégâts silencieux, bien loin de l’image anodine que l’on s’en fait.
Les symptômes chez les adultes et les enfants
La rubéole ne fait pas de bruit. Chez beaucoup, elle ne laisse guère de trace, si ce n’est une lassitude passagère. Pourtant, quand les symptômes se manifestent, ils apparaissent entre deux et trois semaines après le contact. La maladie s’étire généralement sur deux à trois jours. Voici les signes qui peuvent alerter :
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- une fièvre modérée, sans dépasser 39 °C,
- des maux de tête persistants,
- un nez qui coule ou reste bouché,
- des yeux rouges et irrités,
- des ganglions gonflés, souvent au niveau du cou et derrière les oreilles,
- une éruption cutanée qui commence sur le visage, puis descend sur le tronc, les bras et les jambes,
- des douleurs articulaires, plus fréquentes chez les adultes.
La plupart du temps, ces symptômes passent inaperçus, surtout chez les enfants. Impossible alors de savoir, sans analyse, si l’on a déjà contracté la maladie. D’où l’intérêt d’un dépistage, notamment dans certaines situations à risque.
Risques pendant la grossesse
Pour les femmes enceintes, le spectre de la rubéole prend une tout autre dimension. Contracter le virus pendant la grossesse, en particulier lors des onze premières semaines, expose le fœtus à un risque sérieux de complications. Jusqu’à 90 % des enfants nés de mères infectées précocement développent ce que l’on appelle le syndrome de rubéole congénitale. Les conséquences peuvent être lourdes :
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- ralentissement de la croissance,
- cataractes,
- surdité,
- anomalies cardiaques congénitales,
- malformations d’autres organes,
- retard mental.
La période la plus critique correspond au premier trimestre, mais le danger subsiste tout au long de la grossesse. C’est pour cette raison que toute femme envisageant une grossesse devrait vérifier sa protection contre la rubéole : un simple test sanguin permet de savoir si l’on est immunisée. En cas d’absence d’immunité, la vaccination reste la meilleure option pour se prémunir contre ce virus et ses répercussions dramatiques sur le développement du bébé.
Après avoir reçu le vaccin, il est impératif d’attendre au moins trois mois avant d’entamer une grossesse, afin d’éviter tout risque pour l’enfant à naître.

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